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Les risques d'une consommation excessive d'alcool

Synonyme de convivialité, de plaisir et de détente, l’alcool est aussi un danger grave pour la santé en cas de consommation excessive, voire de consommation modérée. Il endommage et peut parfois détruire le foie, le cœur, la gorge, l’œsophage, les intestins, le cerveau, etc. Sans oublier les accidents de la route et les accidents de la vie courante (chute, brûlure, etc.) qu’il peut provoquer dès le premier verre…

Qu’est-ce qu’une consommation excessive ?

Pour quantifier votre consommation d’alcool, le repère est l’unité d’alcool (aussi appelé “verre standard”), soit 10 grammes d’alcool pur. Une unité correspond à 10 cl de vin ou de champagne à 12°, 2,5 cl de pastis, de whisky ou d’un autre alcool fort (40 à 45°), 7 cl d’un apéritif à 18°, 25 cl de bière à 5°.

Les risques pour la santé augmentent dès que la consommation devient excessive, c’est-à-dire qu’elle dépasse de façon régulière 2 verres standards pour les femmes et 3 pour les hommes, ou qu’elle dépasse 4 verres standards en une seule occasion. Il est fortement recommandé de ne pas boire du tout pendant la grossesse et l’allaitement, pendant la période de croissance (enfance et adolescence), quand on exerce une activité demandant de la vigilance, quand on prend certains médicaments et dans certaines maladies aiguës ou chroniques.

Quels sont les risques immédiats ?

En dehors de la fameuse “gueule de bois”, l’alcool présente des menaces directes pour la sécurité. Les plus graves sont les accidents de la route, le coma éthylique (qui nécessite une hospitalisation en urgence), les accidents de la vie courante, la violence et les incidences sur la sexualité (“panne”, rapport non souhaité ou non protégé).

Quels sont les risques à long terme ?

Les effets à long terme de l’alcool ressemblent à un musée des horreurs : cancers, maladies cardiovasculaires et digestives, maladies du système nerveux, troubles psychiques…

L’organe le plus susceptible d’être atteint est le foie, avec la cirrhose (maladie chronique et irréversible) qui peut dégénérer en cancer. En fait, l’alcool peut provoquer ou favoriser des cancers dans toutes les zones où il circule (bouche, gorge, œsophage, côlon, rectum, vessie…) et parfois dans d’autres (cancer du sein)

L’alcool provoque aussi des maladies cardiovasculaires, notamment l’hypertension artérielle, les AVC, l’infarctus du myocarde et, en cas de consommation en grande quantité, les troubles du rythme cardiaque ou la mort subite.

Enfin, l’alcool entraîne la diminution de la matière grise dans le cerveau avec des risques de troubles de la concentration, de la mémoire, d’Alzheimer, etc. Il peut enfin provoquer ou aggraver des troubles psychiques, en particulier la dépression.

À noter

Les risques liés à l’alcool sont démultipliés par l’usage du tabac, de certains médicaments (consultez la notice présente dans chaque boîte de médicament) et des autres drogues psychoactives.

Il est possible de se faire aider en cas d’addiction forte

Limiter ou mettre un terme à sa consommation peut être un parcours long et difficile, pendant lequel on peut être soutenu. Pour faire le premier pas, l’on peut par exemple s’adresser, confidentiellement et gratuitement, à un Centre de Soins, d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie ou CSAPA ou au réseau de soin de sa mutuelle.

Des aides sont également disponibles pour les proches confrontés à l’alcoolisme.

 

À noter

Si vous (ou l’un de vos proches) êtes confronté à un problème d’alcool, Alcool Info Service met à votre disposition une ligne d’écoute et de conseil : 0980 980 930 (7 jours sur 7, de 8h à 2h, coût d’une communication locale depuis un poste fixe ou inclus dans les forfaits des box et des mobiles).