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Les congés pour les aidants : concilier aide à un proche et vie professionnelle

Concilier votre vie professionnelle et l’aide à un proche est souvent éprouvant. Plutôt que fragiliser votre équilibre ou votre carrière, sachez qu’il existe des moyens de faire face.

Réaménager sa vie professionnelle

Vous pouvez demander à votre employeur un aménagement d’horaires, un passage à temps partiel, la possibilité de recourir au télétravail ou un rapprochement entre votre lieu de travail et le lieu de vie de la personne aidée.

Demander un congé de présence parentale

Le congé de présence parentale permet de bénéficier, sans condition d’ancienneté, d’une réserve de jours de congé pour s’occuper d’un enfant à charge atteint d’une maladie ou d’un handicap, ou encore victime d’un accident rendant indispensables une présence soutenue et des soins contraignants.

Cette “réserve” est d’une durée maximale de 310 jours et peut être utilisée en une ou plusieurs fois sur une période maximale de 3 ans. Au bout de ces trois ans, il est possible de bénéficier à nouveau de cette “réserve”.

Il faut informer votre employeur au moins 15 jours avant le premier congé, par lettre recommandée avec accusé de réception ou en main propre. Cette demande doit comprendre un certificat médical. Il faut ensuite l’informer 48 heures avant chaque période de congé.

Le congé n’est pas rémunéré, mais le salarié peut percevoir une allocation journalière de présence parentale ou AJPP. La demande doit être faite auprès de votre Caisse d’allocations familiales.

Demander un congé de soutien familial

Le congé de soutien familial permet à un salarié justifiant d’au moins 2 ans d’ancienneté de cesser son activité pour s’occuper d’un membre de sa famille handicapé ou en grave perte d’autonomie. Il est d’une durée de 3 mois renouvelable une fois (1 an maximum pour l’ensemble de la carrière) et n’est pas rémunéré.

Il faut informer votre employeur au moins 2 mois à l’avance par lettre recommandée avec AR ou en main propre, en joignant certains documents (voir lien ci-dessus). Ce délai peut être réduit à 15 jours en cas d’urgence. En cas de renouvellement, il faut prévenir votre employeur au moins 1 mois à l’avance par lettre recommandée avec AR ou en main propre.

Le congé n’est pas rémunéré.

Demander un congé de solidarité familiale

Le congé de solidarité familiale permet d’assister un proche en fin de vie, sans condition d’ancienneté. Le proche peut être une personne partageant votre domicile (conjoint, concubin, partenaire de Pacs…), un ascendant, un descendant, une sœur, un frère ou une personne vous ayant désigné comme sa personne de confiance. Il est d’une durée de 3 mois renouvelable une fois et peut être transformé, avec l’accord de l’employeur, en activité à temps partiel.

Il faut informer votre employeur au moins 15 jours avant la date du début du congé par lettre recommandée avec AR ou en main propre (congé initial et renouvellement). Il peut toutefois, en cas d’urgence absolue constatée par le médecin, débuter dès la date de réception de la lettre. Cette demande doit comprendre un certificat médical du médecin traitant de la personne en fin de vie.

Le congé n’est pas rémunéré, mais le salarié peut bénéficier d’une allocation journalière d’accompagnement d’une personne en fin de vie. La demande doit être faite auprès de votre Caisse d’assurance maladie.

 À noter

A l’issue des trois congés présentés ici, vous retrouvez votre poste ou un poste similaire, avec une rémunération au moins égale. Ils sont par contre incompatibles avec le fait d’être salarié par la personne aidée.

Vous pouvez également envisager un congé sabbatique.

 En savoir plus

Vous pouvez également consulter nos fiches dédiées aux dispositifs de soutien, aux aides financières pour les aidants et les aidés et aux solutions de répit.